Quelles sont les principales obligations d'une PME suisse ?
Elles se regroupent en grandes familles : tenue de la comptabilité et comptes annuels, obligations fiscales (impôts sur le bénéfice et le capital selon la structure), TVA lorsque l'entreprise y est assujettie, assurances sociales et prévoyance dès qu'il y a des salariés (AVS/AI/APG/AC, LPP, LAA), registre du commerce, et obligations d'employeur. Leur contenu exact dépend de la forme juridique, du canton, de l'activité et de la taille de l'entreprise.
Comment savoir si mon entreprise est assujettie à la TVA ?
L'assujettissement dépend principalement du chiffre d'affaires réalisé et de la nature des prestations, avec des règles spécifiques selon les situations (activités exonérées, opérations à l'étranger, assujettissement volontaire). Les seuils et modalités relèvent de l'administration fédérale et peuvent évoluer : faites valider votre situation avec un professionnel plutôt que de vous fier à une règle générale.
Quelles obligations apparaissent lorsque j'engage mon premier salarié ?
Le premier salarié déclenche généralement l'affiliation aux assurances sociales (AVS/AI/APG/AC et allocations familiales), la question de la prévoyance professionnelle (LPP) selon le salaire et le statut, l'assurance-accidents (LAA), ainsi que des obligations d'employeur : contrat, décomptes de salaire, déclarations périodiques et certificat de salaire. C'est l'un des changements qui justifie le plus une revue complète de la checklist.
Quelle est la différence entre AVS, LPP et LAA ?
L'AVS (avec l'AI, les APG et l'AC) constitue le premier pilier : des cotisations sociales prélevées sur les salaires et partagées entre employeur et salarié. La LPP est la prévoyance professionnelle, deuxième pilier, dont l'obligation dépend notamment du niveau de rémunération et du statut. La LAA est l'assurance-accidents obligatoire des salariés, souscrite par l'employeur. Les trois répondent à des logiques et à des interlocuteurs différents.
Quelles obligations changent selon la forme juridique ?
La forme juridique influence notamment l'inscription au registre du commerce, l'imposition (bénéfice et capital de la société ou revenu du dirigeant), les exigences de tenue et de présentation des comptes, l'organisation des organes (assemblée, administration) et, dans certains cas, l'obligation de révision. Une raison individuelle, une Sàrl et une SA n'ont pas la même checklist.
Comment suivre les échéances administratives d'une entreprise ?
Identifiez d'abord les obligations qui s'appliquent réellement à votre profil, puis enregistrez chaque échéance avec un responsable, une date de préparation et une date limite. Un suivi centralisé — qu'il s'agisse d'un calendrier partagé, d'un tableau ou d'un outil dédié — évite que l'information reste dans la tête d'une seule personne ou dans une boîte e-mail.
Quand faut-il mettre à jour sa checklist de conformité ?
Au minimum une fois par an, et à chaque changement significatif : premier salarié, croissance du chiffre d'affaires, nouvelle activité, changement de forme juridique, de canton ou d'organes, ouverture d'un établissement, opérations internationales. Chacun de ces événements peut modifier les obligations applicables, sans que ce soit automatique.
Qui est responsable du suivi des obligations dans une PME ?
Juridiquement, la responsabilité incombe aux organes de la société ou au titulaire de l'entreprise. Dans la pratique, le suivi est souvent partagé entre le dirigeant, une personne en charge de l'administration et une fiduciaire. L'essentiel est que, pour chaque obligation, une personne soit clairement désignée et que la preuve du traitement soit conservée.